Sélection de publications anciennes ou récentes  du milieu artistique contemporain ou  collectées dans la presse dédiée aux arts du XIXe siècle, à l’heure où Guiaud exerçait son talent ainsi qu’aux événements liés à l’artiste ou à son œuvre.

                

Musées de Digne et de Saint-Denis, 2019
« Episodes civils et militaires du Siège de Paris, 1870-1871,  

  La suite Binant », (Sous la direction de Sylvie Gonzales)

Ce petit livre de 95 pages, très documenté, est une reprise du livret de l’exposition, en 1871, à la galerie Durand-Ruel, des 36 grandes toiles du legs Binant sur le Siège de Paris, certaines sont au musée Carnavalet, d’autres ont complètement disparu.
Alfred Binant, pour ce reportage grand format avait fait appel à une équipe de peintres, dont Jacques Guiaud, qui participa à 27 toiles sur les 36 de la collection.
Le texte explicatif du livret de 1871 est appliqué à chacune des 36 miniatures exposées à Saint-Denis de décembre 2019 à mars 2020 (récemment découvertes au musée de Digne-les-Bains où elles étaient présentées après leur restauration). Outre ce texte, une documentation est réunie sur le même thème dont une savante étude d’Hollis Clayson intitulée ‘’La Suite Binant et la guerre au quotidien’’. Y est jointe une information sur les relations entre les Binant et la ville de Digne-les-Bains, par Benoît Coutancier.
Mais tous les mystères liés à l’histoire de la Suite Binant ne sont pas pour autant levés, les chercheurs continuent de s’interroger…

A. B.

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Connaissance des Arts, Mai 2019

« Guiaud, une révélation », (par Hervé Gansart, rubrique Livres p.120)

Vouée à la mise en valeur du patrimoine et de l’histoire de la région niçoise, l’Acadèmia Nissarda a patronné cet ouvrage remarquable.
Confié à cinq spécialistes, aidés eux-mêmes par une héritière directe de l’artiste, il explore dans un format à l’italienne propice à une généreuse illustration la carrière de l’art du peintre Jacques Guiaud (1810-1876), en livrant, par ailleurs, la transcription d’une riche correspondance, Guiaud ne fut pas un inconnu en son temps. Formé à Paris auprès de plusieurs maîtres paysagistes et aquarellistes de l’Ecole des beaux-arts, il exposa au Salon entre 1831 et 1876, et y obtint deux médailles. Installé entre 1847 et 1860 à Nice, sous domination sarde, il livra alors quantité d’aquarelles du pays, dont celle d’un album détenu en mains privées, reproduites ici. Après avoir restauré les vues topographiques de la galerie des Cerfs au château de Fontainebleau entre 1860 et 1868, Guiaud peignit, pour sa dernière grande commande de peinture à l’huile, une suite de remarquables scènes parisiennes de la guerre de 1870-1871. Le XIXe siècle, on le sait, ne se résume pas aux avant-gardes et cet ouvrage révélant l’art virtuose de Jacques Guiaud le prouve à nouveau. H. G.

JACQUES GUIAUD, PAYSAGISTE, PEINTRE D’HISTOIRE, AQUARELLISTE DU PAYS NICOIS 1810-1876
Par A. BUET, A. Cariou,M. Lacave-Allemand, D. Lobstein et J.-P. Potron.
Ed. Acadèmia Nissarda, 432 pp., 637 ill., 58 €

https://www.connaissancedesarts.com

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Journal italien (Journal de Gênes ?) 02 Gennaio 2019

In breve / eventi
« Gli acquerelli di Jacques Guiaud », (par Beppe Tassone)

                                                                                       Nice, la place Victor (Garibaldi)
                                                                              Aquarelle de Jacques GUIAUD, vers 1855
                                     Collection particulière. © photo Acadèmia Nissarda/Michel Graniou

Ultimi giorni per visitare una mostra d’eccezione, di quelle “imperdibili” al Musée Massena, in Rue de France a Nizza.
L’esposizione è dedicata a “Jacques Guiaud, paysagiste, peintre d’histoire & aquarelliste du pays niçois 1810-1876”.
Jacques Guiaud, celebre pittore nizzardo, ha fatto conoscere e immortalato, tra il 1847 e il 1860, la Costa Azzurra con le sue pitture originali che lo hanno trasformato in un vero pupillo dell’alta società dell’epoca. Addirittura adulato dalla Duchesse de Bade, dalla Comtesse Potcka e dallo scrittore Alphonse Karr.
La mostra propone una cinquantina di acquerelli originali aggiuntivi rispetto a quelli della collezione Musée Masséna provenienti da collezionisti privati e dagli archivi del Museo.
L’esposizione « Jacques Guiaud, paysagiste, peintre d’histoire & aquarelliste du pays niçois 1810-1876 » potrà essere visitata fino all’8 gennaio 2019.
Il Musée Massena si trova al 65 di Rue de France a Nizza.

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Les News de PACA, décembre 2018 (par La rédaction)

Exposition Jacques Guiaud, 1810-1876

                                Nice, cathédrale Sainte-Réparate, aquarelle, collection particulière

A l’occasion de la sortie d’une monographie inédite « Jacques Guiaud – paysagiste, peintre d’histoire & aquarelliste du pays niçois 1810-1876 » publiée par l’Acadèmia Nissarda, le Musée Masséna de la Ville de Nice propose, du samedi 15 décembre 2018 au mardi 8 janvier 2019, une exposition dédiée à Jacques Guiaud, peintre niçois qui a su magnifier la French Riviera entre 1847 et 1860 au travers d’œuvres originales qui ont fait de lui un artiste de renom adulé notamment par la grande Duchesse de Bade, la Comtesse Potocka ou encore l’écrivain Alphonse Karr.
Exposition « Jacques Guiaud, paysagiste, peintre d’histoire & aquarelliste du pays niçois 1810-1876 » 5 décembre 2018 – 8 janvier 2019
Musée Masséna 65, rue de France – Nice

http://www.presseagence.fr/lettre-economique-politique-paca/

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Nice-Matin, 8 novembre 2018
« Des aquarelles sublimes réenchantent le passé », (par C. Rinaudo)

L’Acadèmia nissarda et la villa Masséna préparent un ouvrage en souscription,dédié à Jacques Guiaud, paysagiste, peintre d’histoire, aquarelliste du pays niçois du XIXe siècle. Magnifique.
« Admirez la finesse du trait, sa précision. Et puis, les couleurs… ». Lucien Mari, trésorier, et surtout âme de l’Acadèmia nissarda, a raison. Jacques Guiaud n’est pas un artiste commun. Son talent est d’une richesse exceptionnelle. Il mérite d’être connu et reconnu du pays qu’il aimait et qu’il a peint à foison. Contribuant ainsi à peaufiner les investigations sur l’iconographie du terroir. C’est pour cela que l’Acadèmia nissarda lui dédie un livre magnifique, avec la complicité savante de l’équipe de la villa Masséna. Jacques Guiaud, paysagiste, peintre d’histoire, aquarelliste du pays niçois, 1810-1876. Ouvrage en cours d’élaboration passionnée.
« Ce qui est intéressant avec ce peintre, enchaîne Jean-Paul Potron, responsable de la bibliothèque de Cessole à la villa Masséna, c’est sa vision de la région, son adoration pour l’architecture vernaculaire, le fait qu’on dispose de beaucoup d’œuvres préparatoires et de correspondances avec d’autres peintres. Tout cela fera partie de l’ouvrage. Tout cela en fait un peintre typique du XIXe siècle.
La force de la délicatesse
La villa Masséna dispose effectivement d’un gros fonds de dessins et d’aquarelles données en 1921 par le fils du peintre, Justin Guiaud. Que vient faire ce natif de Chambéry (Savoie) à Nice, habitué à voyager entre Paris, l’Espagne, la Suède… ? « Il est arrivé ici en 1847, raconte Lucien Mari. Pour quelle raison ? A cause des touristes et du travail qu’il pouvait récupérer sur place. Voilà pourquoi il a vécu à Nice de 1847 à 1860 et toute l’année. » Un artiste coté de son vivant. Réalisant avec délicatesse les costumes niçois, la ville vue depuis le col de Villefranche, le Vieux-Nice, le bord de mer, la place Victor (actuelle Garibaldi)… « Il faisait partie de l’armée des paysagistes engagés par le baron Taylor pour réaliser les dessins illustrant les Voyages pittoresques et romantiques de l’ancienne France. En plus, il donnait des cours de peinture. »
Lire la suite de l’article Nice Matin

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Les Cahiers du musée des Beaux-Arts de Rennes

Sous le ciel d’Italie (par Olivia Sabatier)

                                                            Vers 1870, Salon de 1874, Huile sur toile. 149 x 106 cm.
                                                                    Historique dépôt de l’état (FNAC) en 1875.
                                                                                                 Inv.D.1875.1.4

Jacques Guiaud (Chambéry 1811-Pais 1876)) est l’élève de Louis-Etienne Watelet et de Léon Coignet. Il expose au Salon de 1831 à sa mort, obtient plusieurs médailles.. II est connu pour ses nombreuses vuesde monuments et de villes réalisées lors de ses voyages en Europe.
Comme beaucoup de ses pairs au métier solide qui parcoururent l’Europe pour en rapporter d’indéniables sujets pittoresques à destination des bourgeois, Guiaud fut un habitué du Salon de Paris et de ses médailles, reconnaissant justement un talent aussi classique que séduisant. Ainsi rapporte-t-il de nombreuses vues du Tyrol, de Souabe, de Suisse, de Hollande, d’Espagne et d’Italie, focalisant à chaque fois sur les caractéristiques exotiques de ses sujets. Ses œuvres donnent l’impression d’un catalogue touristique, car l’artiste ne néglige jamais de planter au milieu de sa toile les monuments célèbres des pays qu’il visite. L’escalier des Géants, qui doit son nom aux deux colossales statues de Mars et de Neptune qui le surmontent, appartient au célèbre Palais ducal vénitien. Outre les légendes qui le concernaient encore au XIX’ siècle (on y disait avoir décapité le doge Marino Faliero), cette architecture de marbre est depuis son origine un parangon de l’architecture italienne de la Renaissance.
Guiaud a-t-il voulu traduire, au-delà de l’imposante et inquiétante dignité de la façade gothique, cette ambiance d’intrigues italiennes qui fit l’heur d’un certain genre de paysagistes, épris de prélats interlopes évoluant dans des architectures grandioses ? On ne peut être que surpris en tout cas par la précision quasi photographique de cette œuvre, alors que la touche de Guiaud, quoique soumise à un dessin parfait, est le plus souvent évanescente et légèrement floue. Les personnages représentés au centre, habituellement anecdotiques et donnant l’échelle aux espaces urbains, comme la miséreuse assise au pied du mur, semblent prendre ici une importance particulière, comme si l’artiste souhaitait nous rendre témoins des trames de la grande histoire au quotidien.

https://www.mba.rennes.fr

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La France Littéraire, Album du Salon,1840 (par Challamel)

                              Vue du château de Saint-Cloud, près de l’avenue conduisant à la lanterne de Diogène
                                          Tableau peint par Mr Jacques GUIAUD. Lithographie par lui-même.

Le Château de Saint-Cloud appartenait à la maison d’Orléans, lorsque Marie-Antoinette, à laquelle il plaisait beaucoup, en fit l’acquisition en 1782. Elle y passa de douces journées, dans l’imprévoyance de la catastrophe politique qui se préparait.
[…] Napoléon prodigua des embellissements au parc et au Palais. De nombreux artistes s’appliquèrent à le décorer, et les fêtes les plus somptueuses s’y succédaient.
Le parc de Saint-Cloud est bien situé, il est accidenté, frais, sombre en mille endroits. Si l’on monte jusqu’à une certaine position en forme de terrasse, et où se trouve la Lanterne de Diogène, on jouit d’un coup d’œil magnifique sur Paris.
[…] Le parc de St Cloud est un des plus pittoresque qui existent en France dans les domaines royaux.
C’est en face du château que Mr GUIAUD s’est placé pour peindre son tableau. C’était le plus beau point de vue. II l’a rendu exactement, fidèlement, de manière à évoquer nos souvenirs. Les tons variés et riches des arbres s’y font bien sentir, le terrain du premier plan est bien peint, le ciel est lumineux. En résumé c’est un bon tableau. […]

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