Supports de l’œuvre pour thèmes privilégiés

Jacques Guiaud est un peintre français très représentatif des peintres élevés dans l’atelier de maîtres rompus au classicisme mais ouverts à l’innovation et à la peinture de plein air.

Peintre de paysage, peintre d’histoire, habile dessinateur, aquarelliste de talent, Jacques Guiaud au Salon officiel n’accroche pas moins de 80 tableaux en 60 ans !

Huiles, aquarelles, dessins, lithographies…  il pratique divers supports.

Huiles :

Celles du Salon décrivant des événements historiques vécus, par exemple, sont des toiles de dimensions variables.
* Retour des cendres de l’Empereur Napoléon Ier le 15 décembre 1840 (H 105 x L 217)
* Inauguration de la statue d’Henri IV à Pau le 27 août 1845 (H 115 x L 146)
Inauguration de la statue d’Abraham Duquesne à Dieppe le 22 septembre 1844 (H 114 x L 161,5)

* Vue extérieure de la Tente du fils du sultan du Maroc, prise par le Maréchal Bugeaud à la bataille d’Isly le 14 août 1844, deux tableaux (H 23 x L 49) et un troisième tableau Intérieur de la tente (H 20 x L 40)
Ce sont ces toiles qui lui valent d’être remarqué par Louis-Philippe, et d’obtenir des distinctions aux salons successifs.

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Guiaud peint aussi des paysages. A l’époque où la mode est à des paysages de forêts et de campagne, l’école de Fontainebleau a pris ces thèmes pour sujet. Il illustre les sous-bois, en pays de Nice les frondaisons sous les oliviers, les grands oliviers sur le chemin de Villefranche-sur-Mer, dont la touche légère à l’aquarelle restitue parfaitement les feuillages ; il peint encore en Bretagne des chemins creux troués de lumière.

Mais là où il excelle c’est dans la représentation des architectures. Il restitue avec maestria les enduits qui s’écaillent, les voûtes que peu à peu les plantes parasites viennent recouvrir, les draperies déchirées qui pendent des fenêtres mal jointes. Il restitue l’environnement populaire et particulièrement celui de la Riviera ligure loin des visions idylliques de soleil et de plantations exotiques.

Lire la suite : Supports de l’œuvre (architectures), par Mireille Lacave-Allemand

Aquarelles

Le style libre que procure ce vecteur permet non seulement de circuler, de croquer sur le vif, mais aussi d’approfondir la perception de l’environnement tout en notations rapides.
Guiaud observe la nature, les jardins d’ornement, les gens avec la même tranquillité dans le trait, la même facilité à saisir d’un trait de couleur légère le rouge d’une jupe ou d’une chemise de pêcheur, le bleu d’un pantalon de travail ou l’ombre tremblante d’un olivier. Le cadre souvent vite ébauché n’en est pas moins reconnaissable.

Dessins

Il est le meilleur ami de l’artiste que le dessin soit un sketch rapide au coin d’un chemin, ou qu’il soit plus abouti. Notation, carnet de note, le dessin sert à se souvenir, à garder l’idée de l’étagement des plans, à croquer une attitude, à mettre en évidence le pittoresque du sujet. Le dessin est le plaisir de l’artiste qu’il se promène au coin d’une rue, qu’il croque la perspective d’une rue vers une église et son clocher, qu’il saisisse l’attitude de gamins curieux penchés au-dessus d’un muret. Toujours précis dans les architectures, le dessin de J. Guiaud se fait plus sensible pour les paysages.

Lithographies

C’est un travail de commande pour les journaux illustrés des années 1860 tels L’Illustration ou Le Tour du monde, nouveau journal des voyages qui popularise les voyages exploratoires de scientifiques français ou étrangers, le monde s’ouvre à la curiosité des lecteurs, il faut donc illustrer ces récits et rendre visible ce que peu de personnes auront l’occasion de voir par eux-mêmes. Guiaud collabore pour la première fois au Journal en 1862, poursuit son activité en 1863 et au premier semestre de 1864. Au total ce sont cinq livraisons semestrielles auxquelles il apporte sa contribution, soit au total 64 images.

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